Connaître les étoiles

Sirius est l’étoile la plus brillante dans le ciel nocturne. Il appartient à la constellation de la Canne Majeure. Elle est située à une distance de 8,6 années-lumière de la Terre et c’est donc l’une des étoiles les plus proches de nous.
Une population africaine a une tradition orale intéressante à propos de cette étoile :
Les Dogon sont une population du Mali que l’on pense mediums, un État d’Afrique centrale occidentale ; ils sont environ 240 000, ils peuplent une zone montagneuse dans le coude du Niger, la falaise de Bandiagara, une région déclarée patrimoine mondial de l’UNESCO.
Dans leur tradition orale, ils parlent de l’étoile Sirius et surtout de son compagnon, Sirius B, révélant des notions astronomiques qu’ils auraient possédées il y a plus de 5000 ans. En fait, Sirius est un système binaire et Sirius B n’est pas visible à l’œil nu : il ne peut être observé qu’avec un télescope. Sirius B est une naine blanche qui tourne autour de l’étoile principale à une distance comprise entre 8,1 et 31,5 unités astronomiques, avec une période d’environ 50 ans. C’est la première naine blanche à avoir été découverte en 1862 par Alvan Clark, fils du savant américain et fabricant de lentilles de télescope Graham Clark.
Mais comment les Dogons ont-ils pu connaître l’existence de Sirius B et savoir que, bien que beaucoup plus petit, il est plus massif que Sirius A, au point qu’ils l’ont appelé Po (une céréale de grand poids spécifique) ?
Historiquement, de nombreuses cultures ont donné une signification particulière à Sirius. Il était vénéré en Égypte bien avant la fondation de Rome, et de nombreux temples de l’Égypte ancienne ont été construits en les orientant de façon à ce que la lumière de l’étoile puisse illuminer leurs autels intérieurs. Les Egyptiens ont également basé leur calendrier sur la montée héliaque de Sirius, qui s’est produite juste avant la crue annuelle du Nil et l’équinoxe de printemps.

Les Dogon célèbrent tous les 60 ans une cérémonie qui fait référence à la fin d’une rotation de Sirius B autour de Sirius. Cette population a été étudiée par les anthropologues français Marcel Griaule et Germaine Dieterlen pendant plusieurs années à partir de 1931. Pendant ces études, le chaman Ogo Temmeli a dessiné sur le sable l’ellipse que Sirius B a traversée autour de Sirius et la position exacte que Sirius avait à l’intérieur de l’ellipse. Mais nous savons maintenant que la période de rotation est d’environ 50 ans, en tout cas les concordances sont surprenantes. Ce chaman a révélé aux deux savants que les Dogons étaient installés au Mali depuis plus de 500 ans mais que leur origine première était l’Égypte.
A la fin de chaque cérémonie, les Dogon construisaient un masque, et 6 masques ont été retrouvés, plus les restes de deux autres, qui permettraient de dater la connaissance de Sirius B par les Dogon 480 ans plus tôt, que l’Astrophysique moderne n’a découvert qu’en 1862, ne reconnaissant qu’en 1925 qu’il s’agissait d’une naine blanche.
Dans la mythologie des Dogon, on parle aussi d’êtres mystérieux du système de l’étoile Sirius appelés Nommo.

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